Eugene Prévost – Électrification et mariage

Mario Lacroix Auteur : Mario Lacroix 07 Jan 2019

Eugene Prévost – Électrification et mariage (Partie 2 de 11)

La période de 1920 et 1921 est marquée par une crise économique mondiale, mais le village de Ste-Claire s’en sort assez bien grâce à son agriculture. C’est lors de cette période qu’Eugène s’achète un fusil à peinture : il est le premier à posséder un tel appareil sur la rive sud de Québec. Cet outil lui sert à raffiner son produit de meuble, mais aussi lui permet d’obtenir le contrat de réfection de peinture du pont de fer du village : un contrat de $ 675.00. Il a seulement 21 ans.

L’électricité tarde à arriver au village, donc Eugène fait des démarches avec le village voisin. Après plusieurs discussions et réunions, il décide de produire lui-même son courant par force motrice avec l’aide de turbines hydrauliques et de piles. Il réussit à faire fonctionner ses équipements avec un système de courroies. Par la suite, il propose au conseil du village d’installer une ligne de poteaux et de fournir quelques résidences avec abonnement : de cette façon il devance de 5 ans l’arrivée officielle de l’électricité par la compagnie Shawinigan Water & Power !

Au printemps de 1922, il se marie à Clarisse Leblond et ils auront 14 enfants dont 10 vivants. Elle est une femme dévouée, à l’image d’Eugène.

En 1923, il veut changer sa voiture Ford pour une Chevrolet série 490 avec cabine ouverte de 5 passagers. Elle possède un démarreur électrique, mais la tendance est aux voitures avec cabines fermées. En 1922, 30% des voitures étaient à habitacle fermées. Pour Eugène, l’imagination et la réalisation se confondent… Il modifie donc sa voiture, le toit et les vitres ! Même sa femme participe au projet en fabriquant la voûte !

La population découvre encore les multiples talents de notre Eugène, surtout en matière d’ébénisterie, de carrosserie et d’électricité. Mine de rien, la modification qu’il fait à son véhicule devient l’élément déclencheur de l’industrie d’autobus…

 

Pendant ce temps, en 1919, le premier bus arrive à Montréal. À Québec, Autobus Drolet existe déjà depuis 3 ans, avec une ligne entre L’Ancienne-Lorette et Québec, en plus du Tramway.

En 1922, Monsieur Guillemette et Monsieur Dumas exploitent une ligne d’autobus entre Ste-Claire et Lévis, qu’ils vendront plus tard à Georges Roy. À cette époque, les chemins sont lamentables et provoquent des problèmes mécaniques fréquents… Eugène Prévost est alors sollicité pour leur venir en aide…

Galerie photo